Joe Haldeman, The Forever War. (Ridan Publishing)
Dominique Manotti. Carnet rose (publie.net)
Didier Daeninckx. Le crime de Sainte-Adresse (publie.net)
David Kynaston. Family Britain: 1951-57 (Bloomsbury)
Dave Eggers. Zeitoun. (McSweeney’s)
Gretchen Morgenson, Joshua Rosner. Reckless Endangerment (Times books)

J. Haldeman, The Forever War
Joe Haldeman, The Forever War.
Ma connaissance des classiques de la science fiction est assez limitée : j’ai loupé le coche à l’adolescence, quand la plupart des garçons, et quelques filles, s’y mettent habituellement. Mon premier souvenir de science fiction, et pendant longtemps le seul, a été la lecture, d’une traite, de toute la série Dune : mais j’avais déjà 19 ans. Et l’impact ne fut pas suffisant pour m’inciter à en lire beaucoup d’autres. Je n’en lis un peu plus que depuis deux ou trois ans, sans être devenu un “fan” pour autant, loin s’en faut, et motivé, pour l’essentiel, par mon intérêt croissant pour la vulgarisation scientifique.
The Forever War (“La guerre éternelle” dans la traduction Française) est paru en 1974. Le livre fait parti des classiques du genre. Mais aussi, finalement, d’un autre genre : le roman de guerre. Pensez à A l’Ouest rien de nouveau, à Pour qui sonne le glas, etc… Joe Haldeman s’est servi de la science fiction comme d’un cadre pour raconter la guerre du Vietnam, dont il sortait. Et c’est ce que je trouve de plus intéressant dans la science fiction : la possibilité, en échappant aux contraintes de vérisimilitude du roman “classique”, mais tout en maintenant des exigences fortes de rationalité interne, de dénuder jusqu’à l’os l’histoire qu’on veut raconter. Il y a quelque chose de très satisfaisant dans ce dénuement. C’est comme un hymne punk, une chanson des Ramones, quelque chose comme ça : on oublie Deep Purple et les solos de guitare de 15 minutes, on ramène le rock à son essence, 3 minutes de bruit et d’énergie. Ici, on oublie la fresque guerrière, l’héroïsme, la gloire, on tranche dans la chair et on ne garde de la guerre que le squelette qui la soutient. La guerre intériorisée, le rapport au temps, à la violence et à l’intégrité de la psychologie personnelle.
Dans cette veine, The Forever War est un texte remarquable, précis, fluide, ciselé, sans beaucoup de phrases en trop, tout est à sa place. Et qui parvient à faire sentir quelque chose de la nature humaine : peut-on demander beaucoup plus à un roman ?

D. Manotti. Carnet rose
Dominique Manotti. Carnet rose (publie.net)
Trois très courtes nouvelles, le tout fait 37 pages sur ma tablette.
La première donne son titre au recueil: en 1956 une jeune femme communiste est enceinte. Un camarade la convainc que les douleurs de l’accouchement (époque pré-péridurale) sont une construction psychologique imposées par l’église et la société capitaliste, qu’en URSS on l’a montré et qu’une préparation psychologique adaptée doit permettre à la militante communiste d’accoucher sans douleur. C’est la prémisse. Et c’est très drôle : il y a avec la situation une distance qui souligne, sans agressivité, les absurdités de la situation. Texte très très court, mais très réussi.
Le second texte, Garde-à-vue mon amour est tout aussi court. Un quarantenaire en garde-à-vue dialogue avec un inspecteur, et on vient l’avertir que sa femme, dont le commissaire de police du coin est l’amant, est décédée, pendant la garde-à-vue, à leur domicile. Je vous laisse découvrir la chute si vous lisez le texte: il y a une astuce.
J’ai trouvé ce texte moins réussi que le premier, en particulier parce que le rapport entre la taille du texte et la complexité de la situation et de ses ressorts psychologiques ne “colle” pas. Il faudrait prendre plus de temps pour justifier psychologiquement les actions et les situations. Mais le canevas est rigolo, et on regrette qu’il n’y ait pas dix pages de plus pour donner plus d’épaisseur à la même histoire.
La dernière nouvelle, Nettoyage ethnique, est la plus longue des trois, elle forme à elle seule la moitié du ebook, mais pour moi c’est la moins satisfaisante. Pas l’écriture, directe, superbement rythmée, ni le canevas de base, une histoire d’incendie criminel dans un immeuble squatté, mais l’idéologie. Car c’est une histoire qui ne se contente pas de raconter, elle dénonce. Il y a des innocents, qui sont innocents, et des méchants. Qui sont méchants. Et criminels, ès qualité : les promoteurs immobiliers, les entrepreneurs de BTP, les élus locaux, les associations “vendues” à ces derniers, la police. Quand bien même ce serait une histoire vraie, ce ton de dénonciation en fait une mauvaise histoire. Bon tract, mauvaise histoire. Car les tracts sont simples, moralement, tandis que les histoires, quand elles sont intéressantes, le sont rarement.

D. Daeninckx. Le crime de Sainte-Adresse
Didier Daeninckx, Le crime de Sainte-Adresse (publie.net)
C’est un bon court livre, une novella. On y trouve des bizarreries attachantes, comme d’apprendre que Le Havre, et même précisement Sainte-Adresse, fut un temps, pendant la Première Guerre Mondiale, “capitale” de la Belgique. On y trouve une belle course-poursuite dans la ville. On y trouve la ville, surtout, beaucoup de noms de rues, de noms de cafés, de bâtiments du port, du concret, du béton. Daeninckx est venu, a vu, a écrit. Cette prise à bras le corps d’une ville, c’est le plus intéressant du livre. Et aussi : la femme flic qui court dans ses rues. Elle est de là, collée à la ville. C’est une belle figure bien dessinée, vivante. Et les silhouettes qu’elle poursuit dans Le Havre donnent un bon rythme à l’histoire… jusqu’à la chute, précipitée. Tout est résolu en quelques pages et, personnellement, je suis resté sur ma faim, j’en voulais encore.

D. Kynaston, Family Britain (1951-57)
David Kynaston. Family Britain, 1951-57.
784 pages d’étude sociologique sur la Grande-Bretagne de ces 6 années. Autant dire que si je l’ai fini ce mois-ci, je l’avais entamé bien avant. L’été précédent, si je me souviens bien. Et à la fois du fait de la nature du livre, qui couvre un spectre de centres d’intérêts très vaste, et du fait de ma lecture épisodique, j’en sors avec beaucoup d’impressions et d’anecdotes, mais pas avec un fil conducteur très clair.
David Kynaston utilise un nombre de sources impressionnant : la presse locale, la radio, la télévision, mais aussi beaucoup de journaux intimes de personnes issus de toutes les couches de la société. Il rend avec beaucoup de succès, je trouve, le quotidien, les soucis, les enthousiasmes de ses concitoyens des années 1950.
Avec des débats passionnants, par exemple à propos du logement et de l’arrivée, dans ces années là, d’une nouvelle architecture et d’un nouvel urbanisme qui mettent en avant ce qu’aujourd’hui on appellerait “les barres”. Très intéressant de voir les arguments de l’époque en faveur de ces constructions.
Kynaston parle aussi de l’Histoire, en particulier de l’Histoire Politique. Mais quand il parle d’une campagne électorale, ce n’est pas du point de vue des états-majors des partis, mais du point de vue du terrain : les meetings rassemblent-ils du monde? Quelles sont les questions qui préoccupent l’électorat? On a le sentiment que l’Histoire est assez largement disjointe, déjà en 1955, de l’histoire : les gens, pour l’essentiel, pensent football, niveau de vie, télévision. Ils ne pensent pas, par exemple, à la bombe H. Par inconscience des enjeux? Certainement pas. Mais peut-être, c’est du moins le sentiment que je retire du livre, par impuissance. Et les politiciens en retour sont largement impuissants : ils déplorent que la vie de leurs électeurs ne soit pas faite d’idéologie, ce qu’ils dénoncent sous le terme d’apathie. Et quand certains hommes politiques invitent leur parti à en prendre acte, c’est sur le ton, triste, des Cassandre. Ainsi Gaitskell en 1956, dont, en changeant quelques mots à peine, on pourrait réimprimer le texte à destination des idéologues et hommes politiques d’aujourd’hui :
I fancy that in the last year or two more and more people are beginning to turn to their own personal affairs and to concentrate on their own material advancement. No doubt it has been stimulated by the end of post-war austerity, TV, new gadgets like refrigerators and washing machines, the glossy magazines with their special appeal to women, and even the flood of new cars on the home markets. Call it if you will a growing Americanization of outlook. I believe it’s there, and it’s no good moaning about it…
En effet, les réfrigérateurs sont là pour rester, rien à y faire…

D. Eggers. Zeitoun
Dave Eggers. Zeitoun.
C’est un reportage de plus de 200 pages, écrit par un romancier. Abdulrahman Zeitoun est un immigré Syrien installé de longue date à la Nouvelle Orléans, marié à une femme d’origine américaine convertie à l’Islam, père de 3 petites filles, patron d’une entreprise de peinture. Une success story à lui seul. Puis l’ouragan Katrina arrive. Sa femme et ses filles partent la veille, alors que la tornade approche de la ville. Lui décide de rester. Pour s’occuper de sa maison, de son business, des chantiers en cours, des maisons de ses clients. Et les digues cédent. Zeitoun a, dans son garage, un canoe-kayak; il s’en sert pour sillonner les alentours, aider les personnes qu’il croise dans ce quartier où il connait tout le monde et qui sont coincées dans leur maison, transportant eau et nourriture dans son canoe toute la journée. Il parvient, le téléphone d’une maison proche fonctionnant encore, à appeler chaque jour sa femme, réfugiée finalement dans l’Arizona. Puis l’armée se pointe chez lui un matin, et après avoir jeté un oeil à sa pièce d’identité, vu son nom et sa figure, l’arrête. Il restera plusieurs semaines au secret, dans une prison de fortune, ses droits bafoués, sans pouvoir contacter sa famille ni bénéficier d’aucune assistance légale, avant de pouvoir être libéré.
L’hystérie américaine de l’après 9/11.
Le livre de Dave Eggers retrace cette histoire en même temps qu’il est un portrait de Zeitoun et de sa famille. C’est extrêmement efficace, la prose est très propre et tendue, vivante et directe. Pour autant, Dave Eggers prend le temps de construire les situations et, surtout, les personnages. Abdulrahman Zeitoun n’est pas juste quelqu’un qui, un matin, se retrouve dans son canoe à parcourir une Nouvelle Orléans inondée. Eggers nous apprend à faire ce que ses geoliers et, par extension, l’Amérique qu’ils représentent, n’a jamais su ni voulu faire : prendre le temps de connaître le parcours de cet immigré, être capable de le percevoir dans sa complexité, avec l’épaisseur d’une personnalité entièrement formée, et non pas comme une caricature ou un nom qui “sonne bizarre”. Les pages sur l’histoire de Zeitoun et de sa famille, sur son enfance en Syrie, son frère aîné, champion de natation longue distance en mer, sont les plus belles. Par bien des aspects, et même si le sujet est très différent, ce livre m’a fait penser aux Stones de François Bon : ce n’est pas une oeuvre de fiction littéraire mais c’est indéniablement un travail littéraire, à partir d’un matériau documentaire.
C’est le premier livre que je lis de Dave Eggers, mais l’homme est intéressant à d’autres égards : outre l’écriture de ses propres livres, Eggers a fondé la maison d’édition indépendante McSweeney’s, ainsi que le mensuel littéraire The Believer, auquel je suis abonné depuis plusieurs années, et enfin une organisation “not-for-profit”, 826 National, qui fait du soutien scolaire pour les enfants en difficulté, de 7 à 18 ans, dans 8 grandes villes américaines. C’est donc un auteur “engagé”, dans le meilleur sens du terme.

G. Mortenson. Reckless Endangerment
G. Mortenson et J. Rosner. Reckless Endangerment.
Vous vous souvenez d’Enron? La scandaleuse faillite frauduleuse d’un géant Américain de l’énergie? Vaguement? Ca n’est pas très grave car si Enron était une très grosse entreprise et que sa chute a fait quelques dégâts, les causes étaient assez simples : elle était dirigée par des voyous. Par contre vous devriez vous souvenir de la crise des subprimes en 2008, de Fannie Mae et de Lehman Brothers : pas parce que c’est plus récent, mais parce que c’est plus proche. C’est une crise structurelle, dont aucune leçon n’a été tirée, qui se reproduira donc et à laquelle la crise actuelle des dettes souveraines européennes ressemble, finalement : on est encore dans cette histoire.
Reckless Endangerment reconstitue par le menu, sur plusieurs centaines de pages, les origines de la crise des subprimes. Et franchement, c’est passionnant, en particulier parce que dès qu’on commence à creuser un peu, les choses deviennent complexes, les rôles sont plus variés, les responsabilités ne sont pas toujours celles qu’on croit.
Pour commencer, petit rappel : qu’est-ce qu’une “subprime”? C’est un prêt immobilier, pour lequel l’emprunteur présente une capacité de remboursement “non optimale” (subprime). Quand on regarde l’historique de crédit de l’emprunteur, son taux d’endettement après emprunt (traditionnellement 35% de ses revenus au maximum), le montant emprunté par rapport à la valeur du bien immobilier acquis, il est suffisament bien positionné pour qu’on lui prête, mais tout juste. S’il est “tout bon”, au contraire, son prêt est “prime”.
Les prêts subprimes ont toujours existé : ce n’est pas leur existence qui a créé la crise, pas plus que les tulipes n’ont provoqué par leur seule existence la crise des tulipes dans les Pays-Bas du XVIIème. Le problème, tulipes ou subprimes, c’est quand une “bulle spéculative” se créé autour d’un produit. Et tout l’intérêt du livre, c’est de montrer comment la bulle immobilière s’est constituée.
C’est une histoire pleine d’ironies.
La crise de 2008 n’aurait jamais pu exister sans Fannie Mae : créé en 1938, pendant la dépression, par le Gouvernement fédéral Américain, c’est alors une entité publique qui ne prête pas directement aux particuliers, mais achète leur dette aux banques, jouant ainsi un rôle de caution favorisant l’accès des citoyens au prêt immobilier dans un contexte de grave crise économique. En 1968, Fannie Mae est partiellement privatisée: la Présidence cherche de l’argent pour la guerre du Vietnam. Mais le rôle Fannie Mae ne change pas et le marché continue, et continuera à raison, à estimer que Fannie Mae représente la caution du Gouvernement sur les prêts achetés.
Rien ne change fondamentalement jusqu’en 1992, et une loi, le Federal Housing Enterprises Financial Safety and Soundness Act, qui ironiquement vise initialement à mettre des garde-fou à l’activité de Fannie Mae, mais introduit un élément nouveau, lourd de conséquences. Les élus du peuple donnent en effet à Fannie Mae une nouvelle mission : faciliter l’accès à la propriété des citoyens, en particulier des membres de minorités, qui peinent à emprunter dans le circuit classique des prêts bancaires. C’est une demande particulièrement pressante à Gauche de l’échiquier politique, et Bill Clinton en fera une des priorités de son gouvernement.
La mission de Fannie, favoriser l’accès au capital quand le capital fait défaut sur le marché, c’est-à-dire en période de crise, impliquait une gestion prudente des achats de prêt : on regardait la rareté du capital, mais les mêmes règles de sélection s’appliquaient à tous les emprunteurs. Désormais, l’état d’esprit est différent : pour des raisons politiques, id est l’accès à la propriété du plus grand nombre, on pousse Fannie à être moins regardant sur les prêts récupérés. Le premier contrôle à tomber sera l’obligation d’avoir un apport : votre banque vous propose maintenant un prêt représentant 100% de l’achat, sachant que fannie sera derrière pour cautionner et racheter ce prêt.
Mais à vrai dire il ne faudra pas beaucoup pousser Fannie Mae pour qu’ils se lancent dans l’aventure : dans ce contexte, le volume financier des prêts récupérés par Fannie Mae va exploser, et puisqu’on en a fait un objectif politique, on va caler les primes des dirigeants de la société para-publique sur ce critère. Et petit à petit, sur des années, de 1992 à 2008, toutes les barrières vont céder, jusqu’à ce qu’on finisse par prêter à n’importe qui, jusqu’à ce qu’il suffise, dit le livre, d’avoir l’air vaguement vivant pour accéder à un prêt.
Et comme il y a de plus en plus de prêts, tout le monde va s’y mettre, et les mécanismes de montage vont devenir de plus en plus complexes. Avant cette période, une banque fait un prêt, et peut le revendre à Fannie Mae, ce qui lui permet de dégager la somme pour faire un nouveau prêt à quelqu’un d’autre; mais si Fannie ne le prend pas, pour une raison ou une autre, la banque le garde dans ses comptes jusqu’à la fin. Jusqu’à l’apparition des “pools” dans ce secteur : plutôt que de vendre des prêts un par un, on les regroupe par milliers dans des “portefeuilles” qui sont proposés à des investisseurs sur le marché.
Et là interviennent les agences de notation : si un banquier a évalué un prêt particulier, il est impossible d’évaluer des milliers de prêts d’un coup. Les agences le feront. Sans le faire. Avec une incompétence que le livre documente très bien. Mais, nouvelle ironie, les agences ont pu jouer ce rôle parce que le secteur public leur a explicitement confié cette mission et cette autorité : la conférence de Bâle, qui regroupe les autorités financières d’une dizaine de pays financièrement “importants”, déclare en effet en 2001 que ce sont les agences qui évalueront ces pools. Les agences sont dès lors intronisées par les Etats : or d’une part elles ont un conflit d’intérêt du fait que les banques paient pour faire évaluer leurs pools, et d’autre part elles ne comprennent rien aux pools qu’elles analysent. Il faudrait qu’elles aillent faire de sérieux sondages dans les prêts qui le constituent, et elles ne le font pas : la démarche serait trop onéreuse.
En 2001 toutes les pièces du puzzle sont en place et la bulle démarre vraiment.
En 2008 quand elle explose, le statut “semi-public” de Fannie Mae apparaît au grand jour : le contribuable éponge le passif.
Robert Musil disait quelque part qu’il aurait souhaité que les hommes politiques de son temps soient des sortes de majordomes, qu’ils s’occupent que la maison soit chauffée, le garde-manger rempli, la maison tenue sans ostensation. En particulier parce que, dit-il en substance, la science, l’économie et le fonctionnement du monde sont devenus d’une telle complexité qu’on demande désormais à l’électeur (un boucher, dans l’exemple de Musil) la puissance de raisonnement et d’analyse d’un Leibniz. Et ce boucher n’en demande pas moins des élus qu’il se choisit. Le problème, finalement, n’est pas tant que ni le boucher ni l’élu ne soient des Leibniz, mais c’est que ne l’étant pas ils prétendent malgré tout avoir des idées : si seulement l’élu acceptait de n’être qu’un bon majordome!
Quand aux gens d’argent qui ont joué un rôle majeur dans cette aventure, ils m’inspirent la chose suivante : dans un Etat de droit et une société fonctionnelle, les criminels sont stupides; ce n’est que dans une société profondément corrompue que les criminels sont les “malins”. Presque tous les acteurs de la crise des subprimes excercent encore, aujourd’hui, d’importantes responsabilités politiques et économiques. Ce sont des malins.