Vous noterez deux choses si vous lisez ce post sur le site lui-même, et non dans un aggrégateur.
- le sous-titre a changé. C’était “nicolas morin – notes de travail”. C’est désormais “Ou: Comment revendiquer le titre de Bibliothécaire Systèmes. – notes de travail”
- il y a une icone dans le menu de gauche indiquant “BIBLIO SYS”. Pour Bibliothécaire Systèmes.
Explication.
Après mûre réflexion (plusieurs années, je vous dis pas; et intense…) sur les différences entre les bibliothéconomies anglo-saxonne et française, ainsi qu’une incitation supplémentaire à réfléchir sur le sujet dans un post récent de TechEssence, j’ai décidé de revendiquer le titre de BIBLIOTHECAIRE SYSTEMES.
Je pense qu’une grande partie du retard de l’informatique documentaire dans ce pays tient au fait que cette position n’existe pas dans nos bibliothèques. Je ne sais si c’est l’oeuf ou la poule, si le poste n’existe pas parce que nous sommes en retard, ou si nous sommes en retard parce qu’il n’existe pas, mais je sais que c’est le noeud (Gordien? pas sûr… la solution sera peut-être lente à émerger) du problème.
Qu’est-ce qu’un Bibliothécaire Système?
- Quelqu’un qui est un bibliothécaire… formé comme tel. Pas un informaticien. Mais dont les compétences informatiques sont suffisantes pour qu’il puisse mettre en oeuvre (pas seulement rédiger un cahier des charges, m’entendez-vous? Mettre en oeuvre!) un système d’information. Un peu de programmation simple, un peu de gestion serveur, un peu de SQL.
- quelqu’un dont c’est la carrière. Sa position n’est pas accidentelle et temporaire, elle est choisie et assumée sur le long terme. C’est un choix de carrière.
Je ne fais pas d’acquisitions, je ne fais pas de références au public, je ne fais pas de catalogage, je ne fais pas de GRH: ce sont 4 métiers différents, et Bibliothécaire Systèmes, c’est un autre métier encore. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas avoir de passerelles entre tous ces métiers et qu’on ne travaille pas tous en bibliothèque, mais je considère maintenant que le conservateur spécialiste de tout est surtout spécialiste de rien…
Le second point (la carrière) est crucial, car il implique de la formation, un développement de compétence, un investissement. Mais il n’est réaliste qu’à une condition: que ce soit une option qui existe aux yeux de la hiérarchie. C’est-à-dire, parlons franc, en terme de carrière. Or chacun sait que la Vraie Voie, pour un conservateur, est l’encadrement de personnel: chef de section, directeur.
La reconnaissance du statut de Bibliothécaire Systèmes passe aussi, à moindre degré, par la prise en compte, dans la formation initiale, de cette notion de Bibliothécaire Système et de ce qu’elle implique. Tout le monde ne souhaitera pas le devenir, c’est certain, mais il faudrait au moins l’évoquer.
Bref, j’ai décidé de militer pour la reconnaissance de la notion de Bibliothécaire Systèmes au sein de la profession: il y a déjà un bouton à mettre sur les blogs, c’est le principal. N’hésitez pas à reprendre ce bouton si vous vous sentez concerné…
Eh bien voilà une position que je partage totalement !!
Je n’ai pas encore de blog, mais je reprends derechef le bouton, et je me le colle sur le menton ;-)
Plus sérieusement, votre post cristallise des réflexions informées/informelles que je me fais depuis le début de ma formation à l’ENSSIB.
Donc, militons !
Salut !
Si je ne m’abuse, cette appelation existe déjà à l’Université de Montréal (Québec, Canada). Tous les bibliothécaire qui travaillent au bureau des systèmes portent le titre de bibliothécaire système. De plus, ils ont sensiblement les compétences qui sont décrites dans le post de TechScience (http://techessence.info/node/71).
Des bibliothécaires qui revendiquent d’être compétents en quelque chose, rien que ça déjà c’est nouveau. ;)
Souhaitons aussi que la spécialisation en informatique de certains bibliothécaires de gros établissements pousse à intégrer l’informatique à la culture générale de toute la profession.
Re: Pierre Nault.
Et bien dans mon ignorance crasse de toutes choses québécoises, je l’ignorais. Et je suis enchanté d’être tombé par hasard sur la “bonne” appellation. Qui, il est vrai, n’est qu’une traduction de l’Anglais.
Et je suis ravi pour les Québécois que cela corresponde déjà à une réalité chez eux; ce qui, vous l’aurez compris, n’est pas le cas en France: il n’y a pas de “bureau des systèmes” par chez nous.
Quant à moi je ne partage pas ce point de vue, la limite est celle de la “mise en oeuvre”, du code. Un informaticien code vraiment, c’est son métier, un bibliothécaire ne code pas mais connaît suffsamment les TIC pour indiquer à l’informaticien quoi coder. Si le bibliothécaire code, c’est à la marge, c’est du bricolage, donc revendiquer ce point me paraît excessif.
Pour y être allée il y a pas longtemps et en avoir discuté avec nos collègues outre-Atlantique, j’ai l’impression que cette question dépasse largement le problème des systèmes et de l’informatique documentaire. Il y a des “science librarian”, des “litterature librarian”, etc., avec ce concept de carrière (ils ont général un PHD dans le domaine qui est le leur). Evidemment ça permet d’approfondir des compétences mais je trouve qu’on y perd aussi en ouverture : en France, on peut être “metadata librarian” un jour, le lendemain chef de service, puis bouger et devenir plus “système” en mettant les mains dans le cambouis. Cette mobilité me semble être une richesse et je ne voudrais pas qu’on m’enferme dans le poste que j’ai aujourd’hui, sous prétexte qu’en changer serait une évolution profonde pour ma carrière. Bref, je suis complètement d’accord avec toi sur le besoin de visibilité pour ce poste de bibliothécaire système (auquel il faut accorder les formations correspondant à ses compétences réelles et souhaitées) mais pour moi c’est plus un profil de poste qu’un profil de personne (ou de carrière).
Re:Bibliobsession. Il y a des bibliothécaires qui codent plus qu’à la marge, et c’est justement ce qui me semble souhaitable: cf par ex. la conférence qui vient de se tenir à Ottawa, Access2006, qui rassemblait des bibliothécaires-codeurs, d’une certaine façon.
Et par ailleurs la notion même de programmation a bcp changé avec l’explosion des langages de script et du web: on peut coder bcp de choses, maintenant, sans être un expert C++.
Re:Manue. Assez d’accord: tu noteras que dans mon post je prends la précaution d’une part de dire qu’il faut des passerelles, d’autre part de dire qu’être acquéreur, par ex., est aussi une spécialisation.
Simplement la situation française est telle que je ne pense pas que le risque que tu soulignes soit réel avant très très longtemps: d’ici que le balancier atteigne à l’excès inverse de ce qu’on connait aujourd’hui, on a le temps de voir venir.
Et l’intérêt de souligner que c’est un choix de carrière, et non un profil de poste, est important à mes yeux: qui dit carrière dit reconnaissance (hiérarchique, par la profession, statut, etc). Profil de poste, c’est interne à l’établissement, en terme de profession, ça ne veut pas dire grand chose. Et il est tout à fait possible, encore une fois, d’avoir des passerelles: dans une vie professionnelle, on peut avoir plusieurs ”carrières”.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas d’avoir une reconnaissance de mon travail au sein de mon établissement, c’est de faire reconnaître ce rôle à l’échelle de la profession.
ok pour des comptences informatiques de plus en plus importantes mais selon moi cela ne pourra rester qu’un des aspects du métier…un savoir faire parmi d’autres. Revendiquer ce qui n’est qu’une compétence certes essentielle mais pas unique en terme de carrière ne me semble pas pertinent par rapport à notre métier, je parle pour la fonction publique territoriale. Récemment, un répertoires des métiers a été edité par le cnfpt. Voici ce que cela donne pour bibliothécaire http://www.observatoire.cnfpt.fr/metiers/?PyZpZF9jaGFtcF9pbnRlcj0maWRfZmFtaWxsZT0mZnJlZVNlYXJjaFR4dD1iaWJsaW90aOljYWlyZSZmcmVlU2VhcmNoTWV0aG9kPTEmY3JpdGVyZXM9JmFjdGlvbj1kZXQmbmJSZWNvcmRzPTMmY3VycmVudFBhZ2U9Mg==
La fiche en question me semble… entièrement théorique et si générale qu’elle n’a, en pratique, pas beaucoup de sens.
Un des aspects du métier? Toute l’idée de cette revendication est justement de pointer une chose du doigt: nous travaillons tous en bibliothèque, nous avons tous un certain sentiment d’appartenance à une profession, à une “corporation”; mais c’est assez théorique et, dans les faits, nous ne faisons pas le même métier.
C’est un regard que je veux objectif: quand je regarde, au jour le jour, ce que je fais, ce que fait mon directeur, et ce que fait ma collègue responsable de section, je suis obligé de dire que nous ne faisons pas le même métier.
Ce qui, encore une fois (les passerelles, toujours…), ne veut pas dire que nous ne pourrions pas, demain, moyennant quelque effort, faire le métier les uns des autres.
Ce sentiment est peut-être moins fort en lecture publique parce que l’informatique documentaire n’existe pas en lecture publique en France. Aïe, je ne me fais pas que des amis, là… Mais bon: je le dis aussi parce que ça me semble un élément du débat: l’écart, qui me semble rapidement croissant, entre les BU et les BM en terme d’informatique documentaire. Je ne fais pas le même métier que mon directeur, je ne fais pas non plus le même métier qu’un bibliothécaire de lecture publique.
Je ne sais pas si c’est bien ou mal, je constate simplement.
Tu dis :”La reconnaissance du statut de Bibliothécaire Systèmes passe aussi, à moindre degré, par la prise en compte, dans la formation initiale, de cette notion de Bibliothécaire Système et de ce qu’elle implique. Tout le monde ne souhaitera pas le devenir, c’est certain, mais il faudrait au moins l’évoquer.”
Je trouve ça paradoxal : comment le bibliothécaire de base est-il censé devenir bibsys s’il n’est pas réellement formé dans le cadre de la formation initiale (et pas seulement “évoqué”) ? Il me semble que le bib “standard” devrait avoir les compétences informatiques/bureautiques de niveau “utilisateur avancé” (je sais, on en est loin, mais bon), et le bibsys être au stade supérieur, avec + de code, de langage php,sql,python,xml,etc, notions complexes qui s’apprennent difficilement sur le tas.
Re:Marlène.
Tout à fait d’accord. Mon post est trop prudent là-dessus: il faudrait faire plus qu’évoquer. On pourrait imaginer, dans la formation initiale, quelque chose comme une “option BibSys”, avec des trucs genre Unix, notions de programmation, etc.
Je suis d’accord avec le sens du propos. Selon moi, un bibliothécaire ayant des connaissances informatiques est mieux à même de prendre en compte les besoins réels des professionnels ou des usagers d’une bibliothèque. Les informaticiens, programmeurs ou codeurs purs, ne se soucient pas toujours des utilisateurs.
La difficulté est de faire reconnaître ces compétences et de recruter des personnes ayant suffisamment de connaissances dans le domaine. On ne peut pas tout attendre des sociétés éditrices de logiciels. Certaines applications ou fonctions sont faciles à mettre en place en interne sans avoir à passer un marché.
Les bibliothèques constituent trop un marché captif. Elles se font d’ailleurs parfois abuser par des sociétés sans scrupules car justement face à ces sociétés il n’y a pas toujours de bibliothécaires suffisamment compétents en informatique.
Les NTI prennent une place de plus en plus importante mais force est de constater que peu a été fait en termes de carrière, d’emploi dans les bibliothèques universitaires.
Comme vous l’avez souligné, la formation initiale en bibliothéconomie (bac+3 +4 +5) ne comporte pas (ou pas assez) de matières informatiques, en tous cas en ce qui concerne le niveau de compétence nécessaire pour implémenter. La question qui se poserait pour un responsable du recrutement d’un bib système est de savoir s’il est moins cher ou plus rapide de former un informaticien aux spécificités des bibliothèques ou de transformer un bibliothécaire en développeur…
Face aux lacunes des cursus en bibliothéconomie, j’ai intuitivement l’impression que la première solution est la plus attractive.
Re:Chaps.
Bonne question, en effet. Vous noterez que l\’annonce d\’emploi que j\’ai mis dans un post 2 jours après celui-ci \”souhaite\” seulement un diplôme type MLS. Ce n\’est pas absolument un pré-requis.
Il est possible que la première solution soit la plus attractive en l\’état de la formation bibiliothéconomique. Mais dans l\’absolu, je pense que c\’est la seconde qui serait la plus intéressante: l\’aspect métier et orientation vers le public (ce 2d point est souligné dans le commentaire d\’Yves Tomic) sont des éléments très importants.
Ceci étant, à la fin des fins, m\’a position n\’est pas corporatiste. Je veux les meilleures bibliothèques possibles pour les usagers: si cela requiert de remplacer quelques bibliothécaires par des informaticiens… so be it. Et si nous voulons que cela n\’arrive pas, il ne tient qu\’à nous de nous former pour que votre \”seconde solution\” soit la plus attrayante.
Bonjour,
je suis on ne peut plus d’accord avec votre revendication et je me sens vraiment concerné vu ma situation et alors même que je suis en pleine période de réflexion sur un congé individuel de formation et les voeux pour modification de poste (bilan de l’année 2006 oblige)
votre bouton ne va pas tarder à germer sur mon blog que je vais tâcher de réanimer
et merci pour cette prise de position ; et même si les québecois y ont déjà pensé, ça me plaît ;-)
Je vais aussi y aller de mon petit couplet…
Ce que je ressens sur le terrain, c’est que certains rassemblent des compétences reconnues pour s’occuper de la bibliothèque, ils ont la formation classique dispensée dans toutes les bonnes écoles de bibliothécaire et que d’autres, qui s’occupent de la “bibliothèque numérique” se sont plutôt formés sur le tas, à coup de bonne volonté, de passion, de stages, de compétences personnelles… Et de manière tout à fait insidieuse, la “bibliothèque virtuelle” prend le pas sur la “bibliothèque imprimée”; à un moment ou à un autre, il faudra bien reconnaître ces compétences et former clairement les personnels à ces fonctions nouvelles. J’ai toujours l’impression que la formation aux “nouvelles technologies” est une option, un complément de formation mais pas une formation à part entière.
Je me souviens avoir utilisé pour la première fois un ordinateur en bibliothèque en 1986, et que pendant de longues années, on passait me voir en me disant : “Qu’est-ce que tu bricoles ?”…
Je travaille dans un minisètre et n’ai pas un statut propre à la bibliothèque, je suis “technicienne”, catégorie B des fonctionnaires.
Depuis que je travaille à la bibliothèque (c’est mon métier, j’ai une maîtrise en sciences de l’information et de la documentation), je suis la personne ressource en informatique. Cela comprend TOUT. Achats (et choix matériels), pannes, réseau, installations, conception de bases de données, mise en oeuvre de systèmes (cédéroms en ligne), numérisation, etc.
Je fais de l’administratif (contacter les fournisseurs pour intervenir sur une panne, faire un budget, passer et suivre une commande) ou du technique (concevoir une base de données, programmer, etc) – s’occuper du SIGB, c’est du technique, de l’administratif, cela dépend. Je fais aussi du bibliothéconomique puisque je catalogue les cédéroms en UNIMARC…
Tout cela en me passionnant, forcément, car c’est souvent de l’autoformation, de l’étude, de la recherche, de l’expérimentation. En fait, je me passionne pour ce qui me passionne, et pour le reste, lorsque je ne sais pas faire, je fais de l’administratif, c’est-à-dire que je suis le travail d’autres professionnels (centre de ressources informatique ou prestataires) ou je laisse faire d’autres carrément. On ne peut pas être partout. Cela ne va pas sans heurts… Et il y a parfois des cris, des pleurs, oui oui, car on demande à tous de faire plus qu’il ne peut.
J’ai passé des concours cette année – évidemment il n’y a pas de profil dans ma BAP (branche d’activité professionnelle – F) qui corresponde à mon activité. A moins qu’elle ne corresponde à un profil d’une autre BAP (E – math, informatique). Dans l’une j’ai la formation initiale mais une expérience “typique”, dans l’autre, je n’ai pas les connaissances théoriques… J’ai été admise à passer l’écrit pour un seul concours d’assistant ingénieur dans ma BAP, recalée pour passer un concours en BAP informatique (j’avais fait une demande d’équivalence en VAE), recalée dès le dossier pour passer les concours d’ingénieur dans ma BAP, en ayant un peu soigné le dossier… je n’ai été admise à rien…
Mais franchement, est-ce étonnant ?
Faire carrière c’est faire carrière ; travailler, être utile à son service ou se passionner pour son travail, c’est autre chose !
Faire carrière c’est se vendre, se faire mousser, faire ce qui est reconnu par la hierarchie et le système ou faire semblant de le faire. Pour moi, c’est plutôt l’échec total, mais je ne désespère pas totalement : quand on y met un peu de bonne volonté, je ne sais peut-être pas encore à quel prix, on arrive – en pensant un peu plus à la carrière au jour le jour, justement. C’est ennuyant, mais n’est-ce pas le prix ?
Alors évidemment, on aimerait être promu tout en faisant ce que l’on fait et qui nous plaît et où l’on peut être carrément compétent puisque ça nous passionne. Las ! On peut vouloir se regrouper pour cela : est-ce que cela ne s’appelle pas du corporatisme ?
Mais ne peut-on pas reconnaître qu’on n’est pas les seuls à être mal payés pour ce que l’on fait ? Avec tout ce chômage nombreux sont d’entre nous ceux qui sont recrutés en dessous de leurs diplôme, en dessous de ce qu’ils faisaient avant ou de ce qu’ils touchaient avant ?
Même ceux qui ne font pas du travail qualifié, ne sont-ils pas payés en dessous de la quantité de travail avec laquelle on ne manque pas de les assomer, malgré leur soi-disant non qualification ?
Alors évidemement on peut vouloir se battre et “militer” pour que ce ne soit pas les mêmes qui fassent carrière, qu’on y ait un peu droit, mais je trouve cela donc corporatiste, et pour tout dire un peu égoïste.
Plus d’effectifs partout, un meilleur salaire pour tous, de meilleurs conditions de travail partout et pour tous, voilà qui mérite qu’on milite pour.
Re: Hélène.
Excusez-moi mais je pense que vous confondez “faire carrière” et “être carrièriste”. Ma revendication, c’est qu’il puisse exister une carrière (ce terme a un sens dans le cadre de la fonction publique) pour les Bib Systèmes. Si j’étais carrièriste, d’ailleurs, je cesserais d’être bib systèmes, je prendrais une direction d’établissement.
Par aileurs, oui, ma position est corporatiste, si vous entendez par là que je veux défendre les bib systèmes. Mais il faut noter: que les bib systèmes ne sont pour l’instant pas un corps (au sens large du terme, d’un groupe reconnu, pas au sens du corps de la fonction publique, ce qui n’est pas une revendication); qu’il n’y aucun acquis à défendre (ce n’est pas une “défense corporatiste”) mais plutôt des choses à acquérir.