Je vous recommande d’aller voir les résultats complets de l’enquête de Pascal Krajewski et Daniel Bourrion sur les usages et pratiques de la biblioblogosphère francophone. Un pdf avec tous les résultats est disponible. On en attend l’analyse, sans doute dans un article BBF?
Les auteurs avaient demandé, avant de mettre leur enquête en ligne, l’opinion d’un assez large panel de personnes quant au questionnaire lui-même. Pour ma part, j’avais demandé l’ajout de deux questions: Y a-t-il des sujets que vous trouvez trop traités par les biblioblogs? Y a-t-il des sujets que ne trouvez pas assez traités par les biblioblogs? Les réponses confirment ce que je soupçonnais et qui m’avait fait poser la question: les biblioblogs soûlent un peu tout le monde avec tout ce qui est 2.0; les biblioblogs ne parlent pas assez de bibliothèque.
Ca me semble un résultat important, que nous devrions prendre en compte. C’est un sujet qui me tient à coeur, et qu’on traite, avec Marlène, dans un article à paraître dans le prochain BBF: j’espère qu’un débat constructif pourra être ouvert à ce sujet.
c’est un résultat intéressant qui m’interpelle aussi. C’est vrai qu’il est plus facile de bloguer sur des innovations potentielles dans le domaine numérique. Pour ma part, ce n’est pas par désintérêt des activités traditionnelles (j’en parle quand même) mais l’information me semble plus difficile à trouver sur ce sujet, notamment pour ce qui est des retours d’expériences.
Je suis d’accord (et j’ai répondu dans ce sens), les biblioblogs traitent beaucoup de web 2.0.
En revnahce je ne suit pas sûr qu’ils “soûlent” : simplement les premiers biblioblogs parlent de nouvelles technologies, parce que le blog était associé aux nouvelles technologies.
A présent que c’est (censé être) un outil plus familier (comme la messagerie en son temps), il est temps que d’autres types de bibliothécaires s’approprient cet outil pour parler aussi d’autres choses.
Mais ce n’est pas forcément le rôle des biblioblogs existants de changer de sujet !
“Soûler” est une façon de parler, bien entendu. Et il est certain que l’équation initiale blogs=nlles technologies a joué dans ce sens. Mais à mon avis ça va au-delà, c’est aussi lié à la question de l’anonymat des bloggueurs et au fait qu’ils s’interdisent en général de parler de leur établissement, donc de choses “concrètes” du type retour d’expérience.
Je me suis fait exactement ce genre de réflexions avant de me lancer – modestement – dans la publication d’un biblioblog. C’est pourquoi j’ai décidé de le centrer, non pas sur les innovations mais sur le public et les services à lui rendre…