Google Book Search continue gentiment et calmement de tailler des croupières aux projets étatico-européens de la BnF. Du moins, pour être plus juste: aux projets de JN Jeanneney dont on ne sait plus trop, étant donné les remous politiques de l’heure, tant à la BnF qu’à la Présidence de la République et dans tous les échelons intermédiaires, s’ils sont toujours d’actualité.
Bref, GBS continue de rallier de nouveaux partenaires en Europe. Et cette fois, c’est doublement douloureux: le partenaire en question est francophone. La BCU Lausanne et Google annoncent un partenariat pour numériser les fonds libres de droit de la bibliothèque. Google, dans son annonce, ne manque d’ailleurs pas de relever qu’il s’agit de “our first French-language library partner” . Dans l’annonce de presse BCU il y a quelques infos intéressantes: ils se limitent aux fonds libres de droit; cela concernerait un fonds d’environ 100.000 documents. C’est-à-dire, par rapport aux autres partenaires, un tout petit volume: Google s’intéresse à vos fonds, même s’ils sont peu nombreux. Nul doute que cela fera naître de nouveaux appêtits de numérisation parmi les bibliothèques francophones, voire françaises, au-delà de la BM de Lyon.
A lire: les déclaration du directeur de la BCU au quotidien romand Le Temps: «Le partenariat avec Google s’annonce autrement plus sérieux que le projet européen [...] De plus, notre démarche est une conséquence logique de la situation: la Suisse ne verse pas un centime pour numériser son patrimoine. Nous sommes donc contraints à chercher des solutions économiquement avantageuses si nous ne voulons pas manquer une étape décisive.»
Source: http://www.letemps.ch/template/culture.asp?page=10&article=207307