Après mettre penché sur la question du taux de pénétration pour la lecture publique, j’examine les BU. C’est aussi l’occasion de faire un autre screencast pour montrer les outils que j’utilise pour les exploitations statistiques: OpenOffice et ManyEyes.
Le fond de l’affaire: les stats sont tout aussi mal diffusées côté Enseignement Supérieur que côté Culture; elles sont encore moins fiables que côté lecture publique; le taux de pénétration de 1999 à 2005 n’est que de 59% (pour un public dit “captif”, c’est tout de même faible); les BU n’ont pas progressé d’un iota dans ces 7 années: on passe de 59% en 1999 à 58% en 2005.
Il faut cliquer sur l’image ci-dessous pour lancer le film (dans une nouvelle fenêtre). Vous n’avez pas besoin d’attendre le téléchargement de tout le film: le lecteur commence à diffuser dès qu’il a 10%. Durée du film: 12mn.

Au delà des questions sur la qualité des données, on peut se demander si les “nouveaux” services mis en place durant ces 10 dernières années ont plutôt permi de ne pas perdre notre public traditionnel plutôt que d’en conquérir de nouveaux… Mais bon il faudrait connaitre la nature du/des publics constituants ces 60%.
Ce serait pas mal aussi de pouvoir introduire le taux d’échec en 1ère année (ou le nbr d’étudiants ne présentant pas leur examens) pour calculer le ratio sur la population réellement concernée par la bibliothèque.
Enfin, c’est rassurant de voir que le taux de pénétration n’est pas toujours meilleur ailleurs :) On va pouvoir un peu dédramatiser le catastrophisme de certains (même si 60% ne me fait pas bondir de joie évidemment)
Merci pour la démonstration, à la fois didactique et probante.
Pour rejoindre le commentaire de Chaps, il me semble que les établissements universitaires possèdent une multitude de données (souvent exploitées par l’Observatoire de la vie étudiante http://www.ove-national.education.fr/)sur les étudiants mais qui ne sont pas croisées entre elles – je pense notamment aux types de bac obtenu, au lieu de résidence, au taux de redoublement avant l’entrée à l’université… Sans parler des filières choisies.
Disposer de tels outils permettrait notamment, face à la pénurie de ressources en Bu, de cibler les efforts sur les catégories de population les plus défavorisées (objectivement) face à la réussite universitaire – ce qui est un point de vue politique sur la question qui est tout à fait discutable, j’en conviens, mais qui devrait être posé.
Merci pour cette démonstration qui m’aura fais découvrir un nouvel outil d’exploitation de données statistiques et un nouvel utilisateur des données statistiques fournies par la SDBIS.
je compléterai en ajoutant que les données proposées sur les ressources électroniques ERE présentes les mêmes caractéristiques : elles existent et c’est bien, on peut réellement s’interroger sur leurs fiabilité. Si les tendances globales sont, à mon avis proches de la réalité, les éléments de détail sont à manipuler extrèmement prudemment.
Je rajoute enfin que ces données sont reprises dans des statistiques plus globales : http://www.libecon.org, sans être autant vérifiées que dans la présente démonstration.
Enfin, la fourniture de données sur ces questions est à rapprocher des données fournies à l’étranger : http://nces.ed.gov/surveys/libraries/.
Re:Benoit
Pour avoir été jusque récemment à l’autre bout de la chaîne concernant l’enquête ERE, càd fournisseur de données, je peux t’assurer… que c’est n’importe quoi.