On m’a demandé dernièrement pour une intervention à l’ENSSIB de réfléchir à l’avenir du catalogage. En sachant que je ne vois pas les choses comme catalogueur (je ne le suis pas) mais comme bibliothécaire système. Je me suis beaucoup appuyé sur deux sources que je vous recommande:
- un diaporama tiré du symposium sur l’avenir des SIGB qui a eu lieu en oct. 2007: “Cataloging and Metadata: What does the Future Hold“
- un article critique sur RDA (projet de réforme d’AACR2).
Premier point: les programmes de numérisation massive permettent de tirer des ouvrages des metadonnées, donc du catalogage, de façon automatisée.
Second point: les bases de données où on peut récupérer des metadonnées de livres (pour en rester aux livres) seront, dans les temps à venir, à la fois de plus en plus massives et complètes, et de plus en plus ouvertes.
OpenLibrary, par exemple, contient, après avoir démarré il y a quelques mois seulement, plus de 10 millions de livres. Et je vous recommande particulièrement la séance de présentation faite par le leader du projet, Aaron Swartz, au Berkman Center de Harvard (film en .mov).
A un moment, quelqu’un autour de la table – pas Tim Spalding dont on voit la tonsure en bas à droite de l’écran ;) – explique très bien quand dans tous ces projets, on ne parle plus d’un livre isolément. On traite de collections massives, quelques centaines de milliers de livres à la fois. Mais en même temps, on peut faire quelque chose de très fin, car OpenLibrary est aussi un wiki (structuré): si je veux changer la date de parution d’un livre individuel, je peux, sans avoir de logiciel client, sans que mon institution appartienne à un réseau, sans même, d’ailleurs, que j’appartienne moi-même à une institution.
Plus j’y pense, plus il me semble que c’est ça qui est vraiment nouveau: la massivité des projets, avec un nombre énorme de notices très riches, et en même temps leur grande souplesse, qui fait que je peux individuellement modifier et “prendre” une notice.
A mes yeux, l’avenir du catalogage est certainement plus du côté d’OpenLibrary que d’une réforme des formats MARC.
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