Il n’y a pas à dire, cette conférence est vraiment un bouillonement d’idée, de projets, de contact impressionnant. Et je suis vraiment heureux de pouvoir vous le faire partager (en plus, nos hôtes savent vraiment accueillir : petit déjeuner et déjeuner, happy hour, tout pour favoriser les rencontres et les projets).
La journée a commencée en beauté par l’intervention de Brewster Kahle pour Internet Archive. Passioné et passionant, il nous a donné une belle image de ce qu’une bibliothèque se doit d’être : trois mots gravés dans la pierre sur le frontispice d’une bibliothèque de Boston : Free to All. Il nous a montré l’immense travail déjà accompli pour la conservation des documents numériques, mais aussi audio, vidéo, littéraire, cela avec des moyens, des possibilités qui peuvent paraître assez “dérisoire”, la numérisation d’un livre par exemple se fait à 10 cts. la page. Et pourtant, la wayback machine reçoit 500 hits par seconde et indexe des terraoctets de données. Toute l’oeuvre de numérisation entreprise a besoin d’être soutenue, encouragée, promue et reconnue. Il nous a montré un outil impressionnant : la Bookmobile. Reliée au réseau par satellite, cette voiture permet de rechercher, imprimer et relier un livre par imprimante pour 1 euro. Quel outil formidable pour la diffusion de la connaissance !!! J’avais envie de dire… Et les Français dans tout cela, ils en sont où. Certes, Gallica avance, certes beaucoup de choses sont faites. Mais certaines bibliothèques pensent à la numérisation de leurs oeuvres et réfléchissent. Des personnes ont déjà une infrastructure tant matérielle qu’humaine pour cela. Pourquoi ne pas en profiter ? Si l’on n’en profite pas, cela pourrait disparaître faute de crédit. Il a terminé en nous disant les besoins : Un OCR ouvert et toujours davantage d’outils ouverts, des éléments numériques, des livres numérisés, des notices, de l’aide dans la sélection en permettant une plus grande variété, diversité et étendue dans les collections, et enfin, des liens vers openlibrary.org. Cette conférence s’est terminée sur un cadeau de Terry Reese : une collection de notices bibliographiques d’au moins 8 consortia. Ca me rappelle quelque chose… egranary.org ? A moins que ce ne soit la fondation pour la bibliothèque globale ?
Ensuite, ce fut le tour de Rob Styles, de Talis, de nous présenter de façon très bien illustré, sans une seule ligne de code toutes les relations que l’on pouvait tirer des données MARC, en évoquant aussi les limites de telles relations, en particulier les problèmes de dédboulonnages, des autorités, mais aussi de la complexité exponentielle des arbres de relations. Voir par exemple :ici ou là. Pour plus d’informations, se reporter aux ressources ou au livre blanc.
Ensuite, les OSU libraries nous ont montré leur approche très orientée utilisateur pour bâtir un portail (Gestionnaire de contenu et plateforme de cours) qui leur convienne et convienne aux utilisateurs. Le choix de leur technologique s’est porté sur RoR, un framework visiblement en vogue ici, en particulier pour la rapidité de prototypage.
Après un appel à communication et participation au code4lib Journal, occasion de nous dire que nous avions tous notre pierre à apporter,
David walker est intervenu pour montrer comment travailler avec les API worldcat et comment l’on pouvait s’en servir pour faire un vérificateur de lien, construire de nouveaux service pour les bibliothèques ou personnaliser l’interface worldcat. Il nous en a fait la démonstration avec Mango, un outil qui reprend les résultats de worldcat pour afficher directement la disponibilité dans les bibliothèques environnantes.
Vufind nous a ensuite présenter un premier petit bilan après près d’un an d’existence. Et c’est plutôt bon. Gageons que cela va faire des petits.
Après une pause déjeuner, nous avons pu assister à une démonstration assez intéressante de l’utilisation des XForms (Les XForms sont aux données XML ce que les formulaires <form></form> sont à html, avec en plus des possibilités de typage) à la saisie de métadonnées. voir ici pour les transparents. Pour la démonstration, voir ici
Nous avons ensuite eu une présentation de la wayback machine nouvelle version. Et ca promet d’être alléchant, en particulier avec des possibilités d’interrogations avec des résultats en XML.
Edouard Corrado nous a ensuite parlé de l’avenir de Code4lib pour nous demander s’il fallait structurer le mouvement ou pas. (Combien j’aimerai que nous puissions en France nous poser les même questions… ;) )
Zotero nous a proposé ses prochains développements. Vers une architecture client/serveur, là où ce n’était qu’une application destinée à l’utilisateur final.
Une session de réflexion commune nous a amené à nous poser la question de l’ouverture effective des archives ouvertes… En effet, suite à des problèmes de droit, certainement, des liens se trouvent redirigés vers des pages de pay per view. Ce qui n’est pas sans contrarier l’esprit de l’Open Archive….
Enfin, certains se sont plié à l’exercice des lightning talks, exercice redoutable s’il en est :
5 minutes de parole.
Pour des projets qui peuvent être très interessants :
- eifl-FOSS par exemple qui a reçu des subventions.
- WebatRisk
- AtomPUB
- BibApp
- Zooming Jpeg2000
- Ojs (openJournalSystem), un logiciel de publication en ligne
- world digitallibrary.org, un projet ambitieux que je vous encourage à aller visiter… Tellement c’est beau et cela correspond vraiment à la bibliothèque telle qu’on se l’imagine. Mais bon, on peut l’attendre avec grande impatience.
Je ne saurais vous laisser sans vous donner un mot de Roy Tennant:
If you want to participate, just do it. If you want to lead, just do it. Don’t expect anyone to appoint you to anything, because we won’t. If you see something that should be done, simply step forward and do it. That alone will instantly make you a full-fledged member of this community.
Merci pour tous ces liens. J’encourage aussi à visiter le dernier site worlddigitallibrary.org. Je ne l’avais vu qu’en conférence et il n’avait pas de site à ma connaissance. C’est assez impressionnant notamment la fonction traduction, mais je ne sais pas si ça passe bien par la vidéo.